Thierry Wattez

J'ai commencé la photo à la fin des années 80 avec un matériel déjà assez atypique pour l'époque : un appareil télémétrique de 1958 ou 59 équipé d'une optique Angénieux. Je devais m'encombrer d'une cellule à main pour l'exposition !

De cette vision presque antique de la photo, j'avais du apprendre par nécessité ce qu'est un couple vitesse / diaphragme, ainsi que la profondeur de champ. Même si les boîtiers modernes m'ont fait un peu oublier cette notion.

Ensuite, je ne sais plus trop ce qui a guidé mes choix de sujets, est-ce l'achat d'un vieux FE2 et d'objectifs d'occasion au gré de mes voyages : le vieux 180 AI-S ouvert à 2,8 du côté de Talence, le 90 Tamron à Annecy ?

Le côté monacal de la technique et les optiques trouvées étaient donc parfaits pour la nature et les insectes.

Après une pause de quelques années, le temps de pouvoir passer au numérique, je me suis encore plus plongé dans la macro et les odonates en particulier, je réserve plutôt l'hiver aux oiseaux, lorsque les feuilles sont tombées et les libellules tombées au champ d'honneur...

Au gré des rencontres et des découvertes je me suis depuis intéressé aux papillons de jour, et depuis peu de nuit. Contrairement à ce qu'on pourrait penser certains de ces derniers vivent le jour !

Justement, en parlant de rencontres, celles des membres du collectif a été pour moi déterminante. Je réservais les portraits d’insectes après quatre ou cinq images, le temps de faire d'abord toutes celles nécessaires à l'identification, du genre face / profil. Et il arrivait que la libellule s'envole plus vite que prévu !

Les séances  mensuelles d'analyses d'images m'ont poussé à être plus précis, plus affûté, à faire attention au cadrage... Il faut dire qu'avec certaines critiques, j'avais l'impression d'entendre Statler et Waldorf, les deux vieux du Muppet Show ! J'ai appris à mieux contrôler le fond de mes photos en macro, car le flou peut avoir une très belle qualité.  Et depuis peu, je suis enfin revenu à la profondeur de champ !